La dernière saison des éclairs

Quatrième de couverture:

Pour mettre fin aux conflits incessants divisant les peuples de Beldigan, le dieu Ere et la déesse Ira ont imposé la paix en proclamant que si un seul habitant venait à perdre la vie aux mains d’une autre personne, une terrible malédiction s’abattrait sur tout le royaume. Pour mieux assurer leur volonté, ils ont créé la Saison des éclairs. Cette période, qui s’étale sur sept jours, cumule plus de tempêtes que la somme des catastrophes naturelles durant le reste de l’année. Pendant quatre ans, le souhait des deux déités a été respecté. Pourtant, cette année, la Saison des éclairs n’a pas eu lieu. La puissante famille Rainier en profite pour consolider sa domination. Elle compte dans ses rangs deux redoutables magiciens pouvant paralyser un village entier pour permettre à leurs troupes d’usurper les possessions de leurs adversaires sans les affronter. Une seule chose intéresse les Rainier: le fer. Rien ne les arrête. Jusqu’au jour où le village d’Altessa, jeune descendante d’une lignée de prêtresses et unique détentrice d’un sortilège capable de suspendre le temps, se retrouve sur leur liste.

Extraits:

Veste rouge et jaune, pantalon noir et blanc, bonnet moulant en satin. Mis à part une disposition de couleurs inversée, les jumelles portaient des vêtements identiques. Leur maquillage obéissait à la même recherche de complémentarité. L’une avait le côté gauche du visage coloré en blanc et l’autre, la partie droite. Ensemble, elles avaient l’équivalent d’une figure peinte.

– Alcima et Alchima, pour vous servir, les présenta Dacien.

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La jeune promise au côté d’Ageran était une prétendante Siegebert. Quelques jours plus tôt, les Rainier avaient reçu une princesse du clan Iseult. Elles se ressemblaient énormément : blondes, bien éduquées et ne commettant aucun écart de conduite. Leurs réponses se réduisaient à des murmures et elles hochaient continuellement la tête dans une posture gracile à la limite de la soumission.

Cette docilité irritait le prince. Ils les voyaient comme de petites poupées, fabriquées par la main de la royauté et sans réelle volonté.